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JEAN-CLAUDE-MONIN, UNE HISTOIRE D’HOMME, AUSSI

Nous connaissons tous son engagement politique et militant, son infatigable détermination à promouvoir en France et en Europe une politique de la forêt de montagne en adéquation avec le monde moderne. Ses mandats étaient nombreux, cruciaux, nobles. Nous qui le côtoyions souvent, c’est à sa personnalité et à la sensibilité profonde qu’il pouvait exprimer dans des moments de calme que nous voulons rendre hommage.  

Autodidacte, il aimait la randonnée, la peinture, la photo, la lecture.
Pour autant, il n’était pas contemplatif. "Plutôt que de considérer la nature de manière nostalgique, tel un espace vierge qu'il ne faut pas toucher, mieux vaut l'aborder comme un élément décisif de la civilisation. Elle a notamment pour vocation de préserver la biodiversité, contribuer au développement des énergies renouvelables, et accueillir le public. D'où l'intérêt de valoriser l'ensemble des fonctions remplies par la forêt et d'assurer un équilibre socio-économique dans le milieu rural".

Son état d’esprit, "Ne pas subir les évolutions, mais les accompagner", a façonné la plupart de ses combats.

Investi de nombreuses responsabilités locales - maire de Saint-Jean-d’Arvey pendant plus de 40 ans, siégeant à Chambéry métropole - ou bien nationales - président de la Fédération nationale des Communes forestières de France, vice-président de l’ONF - ce visionnaire nous a légué un bel héritage. Nous lui devons l’union régionale des Communes forestière en Rhône- Alpes dont il fut aussi président, tout comme la Fédération nationale des CAUE, l’Institut de la formation forestière pour les élus, la Fédération européenne des Communes forestières, l’association Cofor-international qui agit dans plusieurs pays d’Afrique. C’est lui qui a lancé les chartes forestières de territoire. C’est encore lui qui a initié les programmes "1000 chaufferies bois" en zones rurales et le programme "100 constructions publiques en bois local", et en particulier en Bois des Alpes car, dans son combat pour la forêt, il n’oubliait jamais les difficultés particulières de la forêt de montagne.

Il était officier de l’ordre de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du Mérite.

Nous continuerons sans lui, la route qu’il nous a tracée avec panache et humilité.

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