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LA MISE EN PLACE DE L’OBSERVATOIRE FORESTIER DES MONTAGNES DE L’AIN

La connaissance de la ressource forestière et de son évolution est un élément primordial dans les orientations politiques d’un territoire : augmentation des travaux en forêt (dégagement, plantation,…), aide à l’installation de scieries de résineux, création d’une chaîne de valeur pour la valorisation d’une ressource abondante… Dans cette optique, le Conseil départemental de l’Ain a financé, en 2015, la mise en place d’un observatoire forestier des montagnes de l’Ain.

Ainsi, s’est tenue, le 26 avril dernier à Cormaranche-en-Bugey, une réunion portant sur la restitution des données issues de la campagne de mesures de l’observatoire forestier  menées par l’Office national des forêts, ONF, et le centre régional de la propriété forestière, CRPF.

Ce réseau, véritable outil d’aide à la décision, est constitué de 738 placettes permanentes qui permettent un suivi temporel et spatialisé des peuplements forestiers dans l’objectif de disposer d’une meilleure connaissance du capital forestier.

Dans les forêts de la montagne de l’Ain, les résineux reculent au profit des hêtres de faible valeur marchande.

Couvrant 1 260 000 hectares, les forêts des montagnes de l’Ain s’étendent largement sur la partie Est du département. La comparaison des données de 2015, avec des données obtenues dans un précédent recensement, opéré uniquement sur le Haut-Bugey en 2008, a permis de mettre en évidence une forte dynamique du feuillu (notamment dans le jeune âge), principalement du hêtre, au détriment des essences résineuses.

Cette étude couvrant la forêt publique et la forêt privée a aussi mis en exergue une marge d’exploitation résineuse en forêt privée. Cependant, l’exploitation de ces parcelles se confronte au problème du morcellement de la propriété forestière.

Quelle utilisation des données obtenues ?

Les nombreuses données obtenues vont permettre de discuter des décisions à prendre concernant l’avenir de la forêt des montagnes de l’Ain et plus spécifiquement de l’amélioration des peuplements résineux (dégagement de semis naturels, complément de régénération) et/ou de la valorisation des feuillus. Aussi, d’autres orientations en faveur de l’optimisation de la production forestière ou encore de l’évaluation des impacts du changement climatique sur la forêt pourront être prises.

Cet outil pourra également être utilisé par l’ONF dans la rédaction des aménagements forestier des communes. Des études techniques prévoient également de coupler ce dispositif avec la technologie LIDAR, afin de pouvoir extrapoler les données obtenues sur les placettes permanentes à l’ensemble du territoire couvert.

 

 

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